> chronologie
Au XVIIIè siècle, il existait en Lorraine 17 cabinets d'Histoire Naturelle. Lors de la Révolution française, la plupart des objets de collections sont rassemblés dans un bâtiment proche de la place Stanislas. Du fait de l'agitation de cette époque, un certain nombre de ces objets ont été détériorés ou perdus. Lors de la création de l'École Centrale de la Meurthe, en 1798, les collections restantes sont remises au conservateur qui vient d'être nommé : Rémi Willemet.
En 1804, le remplacement des Écoles Centrales par les Lycées, marqua la fin de l'enseignement de l'Histoire Naturelle. Les collections deviennent propriété de la ville de Nancy. A la mort de Willemet, en 1807, elles furent stockées dans de mauvaises conditions jusqu'en 1817, où leur état alarmant fit réagir le préfet de la Meurthe. Il demande alors la nomination d'une personne chargée de leur conservation. C'est le professeur de physique-chimie, Alexandre de Haldat
qui est nommé à cette tâche.
Quelques années plus tard (1825), Soyer-Willemet lui succèda. Une partie de la collection a continué a se détériorer et a dû être détruite. Les faibles ressources apportées au fonctionnement ne permettent que la conservation des collections existantes et un enrichissement se limite aux "productions naturelles appartenant aux 3 règnes de la nature et qui se rencontrent en Lorraine". Les nombreux voyages effectués par Soyer-Willemet permettent cependant un certain enrichissement des collections. Dominique-Alexandre Godron devient en 1841 le responsable des collections. En 1854, la faculté de Nancy est créée, les collections d'Histoire Naturelle lui sont cédées. La chaire d'Histoire Naturelle est confiée à D-A Godron.
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En 1860, les collections déménagèrent du bâtiment de l'ancienne université (bibliothèque municipale actuelle) pour rejoindre de nouveaux locaux, place Carnot. Mais 10 ans après leur installation dans le palais de l'université, un manque de place se fait déjà sentir. |
En 1898, le professeur Lucien Cuénot est nommé conservateur des collections zoologiques.
En 1913, les collections de géologie et minéralogie quittèrent le palais de l'université pour le bâtiment de l'ancien séminaire, rue de Strasbourg. Les responsables des collections botaniques préparent leur déménagement vers le jardin botanique, rue Sainte-Catherine.
A partir de 1927, le nouvel Institut de Botanique s'érige sur une parcelle de ce jardin. La solution trouvée par les responsables de l'Institut de Botanique, signant par là-même l'impossible retour à un musée d'Histoire Naturelle à Nancy (botaniques, zoologiques et géologiques/minéralogiques), va servir de modèle à la mise en place d'un Institut de Zoologie quelques mois plus tard. Le départ des collections de botanique empêche la création d'un muséum d'Histoire Naturelle rassemblant toutes les collections. L'Institut de Zoologie va se mettre en place quelques mois plus tard.
Lucien Cuénot propose en 1930 avec l'avis favorable de responsables municipaux et de l'université, la construction d'un bâtiment neuf pour l'Institut de Zoologie abritant les collections zoologiques.
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On pense immédiatement au terrain municipal situé sur le jardin botanique Sainte-Catherine. Le bâtiment des architectes Jacques et Michel André, influencés par Franck Lloyd Wright, a la forme |
d'une équerre et mesure 72 mètres de longueur (le long de la rue Sainte-Catherine). L'originalité de ce bâtiment réside en partie dans sa façade, sans fenêtres, à la demande du professeur L. Cuénot afin de garantir de bonnes conditions de conservation des spécimens
naturalisés.
En 1933, débute le transfert des collections zoologiques du palais de l'université . Des bassins destinés à la recherche en pisciculture sont installés au rez-de-chaussée.
En 1967
, les premiers aquariums d'eau douce puis d'eau de mer sont installés dans le hall de l'Institut et du musée de zoologie en collaboration avec l'association : le "Cercle Aquariophile de Nancy", créée en 1963. Devant le succès rencontré par ces installations, il est décidé de poursuivre l'expérience "aquariologique", d'autant que le déménagement des services de l'Institut de Zoologie vers le nouveau campus universitaire de Vandoeuvre-les-Nancy en 1970, a laissé libre le rez-de-chaussée du bâtiment. Ainsi, entre 1971 et 1973, la ville de Nancy, toujours avec la coopération du "Cercle Aquariophile", finance la construction des galeries d'aquariums (Est et Ouest.)
En 1985, l'Ecole de Laiterie quitte les lieux pour le site de Nancy-Brabois. L'espace libéré accueille, dès 1987, le laboratoire de Biologie Appliquée qui va devenir 10 ans plus tard, le laboratoire de Sciences Animales spécialisé dans la recherche en aquaculture continentale (pisciculture). En 1991, dans les anciens locaux de l'Ecole de Laiterie, une réserve climatisée et un atelier de Taxidermie sont installés, ainsi qu'un espace d'exposition temporaire.
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En 1993, l'Ecole nationale supérieure de Géologie déménage de la rue de Strasbourg pour rejoindre le site de Nancy-Brabois. Les collections de Géologie, Minéralogie et Paléontologie de l'ENSG sont mises en dépôt au musée de zoologie. |
La structure composée du musée de zoologie et de l'aquarium tropical change de nom en 1998 et devient le Muséum-Aquarium de Nancy, le "MAN". Malgré la nouvelle dynamique apportée par la création de l'Aquarium, l'exposition des collections zoologiques, évolue peu. Devenue inadaptée, une rénovation complète de cette muséographie s'impose. En mai 2000, un concours de maîtrise d'oeuvre est lancé pour la refonte de la muséographie du 1er étage. Le lauréat est le cabinet d'architectes Cohen et Pouillard (Montreuil, Seine-St-Denis). Le coût total de ces travaux est d'environ 2 Millions d'euros (financements de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, de la Région Lorraine, du Ministère de la Recherche et de l'Université Henri Poincaré-Nancy 1).
« Depuis 2005, une nouvelle dynamique d’exposition temporaire voit le jour. Ainsi, chaque année, une grande exposition temporaire pluridisciplinaire est présentée au public, à cela s’ajoute des projets de plus petite ampleur. De nouveaux publics viennent ainsi chaque année visiter le Muséum-Aquarium rénové »